Ce que je sais de Vera Candida

Publié le par Nath

Véronique Ovaldé (Editions de l'Olivier)


Quelque part dans une Amérique du Sud imaginaire, trois femmes d'une même lignée semblent promises au même destin : enfanter une fille et ne pouvoir jamais révéler le nom du père.

Elles se nomment Rose, Violette et Vera Candida. Elles sont toutes éprises de liberté mais enclines à la mélancolie, téméraires mais sujettes aux fatalités propres à leur sexe.

Parmi elles, seule Vera Candida ose penser qu'un destin, cela se brise.

Elle fuit l'île de Vatapuna dès sa quinzième année et part pour Lahomeria, où elle rêve d'une vie sans passé. Un certain Itxaga, journaliste à L'Indépendant, va grandement bouleverser cet espoir.

Un ton d'une vitalité inouïe, un rythme proprement effréné et une écriture enchantée. C'est ce qu'il fallait pour donner à cette fable la portée d'une histoire universelle : l'histoire des femmes avec leurs hommes, des femmes avec leurs enfants. L'histoire de l'amour en somme, déplacée dans l'univers d'un conte tropical, où Véronique Ovaldé a rassemblé tous les thèmes - et les êtres - qui lui sont chers.

Prix Renaudot des Lycéens 2009

Des femmes toutes fortes mais qui subissent des épreuves très dures comme si elles ne pouvaient éviter la malédiction.
Mais le style fait penser à un conte, une façon particulière d'adoucir le propos avec des phrases et des mots pourtant parfois très violents.
Le lieu aussi est étrange, comme imaginaire et d'un autre temps.
C'est un univers à part...
Nath

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