Le dernier homme qui parlait catalan

Publié le par Nath

Carles Casajuana (Robert Laffont Pavillons)

Et si la langue catalane, après mille ans d’existence, mourait soudainement ?
Comment pourrait-on expliquer un pareil phénomène ?

Le jeune écrivain Miquel Rovira consacre toute son énergie créatrice à tenter de répondre à ces questions en écrivant un premier roman ambitieux. La victime ? le catalan ; le détective ? un professeur américain ; le témoin ? le dernier homme vivant qui parle encore le catalan, et qu’il lui faut interroger.

Au coeur de Barcelone, dans un immeuble déserté, trois étages au-dessus de l’appartement de Miquel Rovira vit Ramón Balaguer, un autre écrivain plus aguerri qui se refuse à quitter les lieux malgré le harcèlement du principal propriétaire de l’immeuble, avec qui il va sympathiser.
Rovira écrit en catalan, Balaguer en castillan : chacun défend fièrement la langue qu’il a choisie, et bientôt deux conceptions de la littérature s’affrontent. Aussi quand Balaguer s’éprend de la petite amie du jeune romancier, le triangle amoureux suscite une nouvelle et cruelle rivalité, à l’issue inattendue.

Ce roman brillant, aux dialogues mordants, est un magnifique hommage à la figure de l’écrivain, qui défend la langue et la littérature contre toutes les atteintes qui la menacent aujourd’hui.

Carles Casajuana est né à Sant Cugat (Catalogne) en 1954. Diplomate, il a habité en Bolivie, aux Philippines, à New York et à Kuala Lumpur. Il est l’auteur de nombreux romans et d’un essai. Il est actuellement ambassadeur d'Espagne à Londres. Le Dernier Homme qui parlait catalan, prix Ramon-Llull 2009, est son premier livre traduit en français.

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