Un très grand amour

Publié le par Nath

amour.jpgFranz-Olivier Giesbert (Gallimard)

"Sur son lit de souffrances, quelques semaines avant de mourir, maman m'avait mis en garde :
"Qu'est-ce que c'est bête, un homme.
-Je ne comprends pas.
-C'est bête, égoïste et pas fiable. Antoine, promets-moi de ne jamais te comporter comme un homme."

Je me souviens que j'avais hoché la tête.
Encore une promesse que je n'ai pas tenue. Je suis toujours resté à l'affût. Même quand j'étais heureux en ménage, ce qui fut souvent le cas, je continuais à rechercher le très grand amour, celui qui, selon Spinoza, constitue un « accroissement de nous-même ".

C'est exactement la sensation que j'éprouvais en observant la jeune fille aux cheveux d'or. Je m'accroissais. Je m'élevais aussi."

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